Scénarios de déplacement (2/2)
Mardi 15/03/2011 | Post� par Richard Etienne
Résumé du rapport référence sur les citernes
L’étude du canton propose trois “hypothèses de réorganisation des dépôts d’hydrocarbures”.Scénario 0: rien n’est entrepris. Les “conflits d’affectation” demeurent, à savoir que les bâtiments exposés (cf carte du billet précédent) sont toujours à l’intérieur des périmètres de sécurité.
Scénario 1: fermeture des dépôts moins utilisés, ce qui diminue d’un tiers les capacités de stockage, mais ne résout que très partiellement les conflits d’affectation (la plupart des bâtiments exposés restent à l’intérieur des périmètres de sécurité) [et qui paraît très difficilement réalisable vu que les dépôts en question servent au stockage obligatoire. La loi impose que soient stockées des quantités importantes de pétrole, en cas de pénurie].
Scénario 2: concentration des dépôts sur les sites moins exposés, à savoir Sogep 1 et Sogep 2 soit (scénario 2.1) en diminuant les capacités de stockage soit (scénario 2.2) en agrandissant les deux sites. Les deux variantes permettent de limiter les conflits d’affectation à quelques bâtiments existants (ProBéton, Télecom).
Le scénario 2.2 est retenu par le groupe de travail comme ligne directrice, même si sa faisabilité technique et économique “doit encore faire l’objet d’étude”. La carte (ci-dessus) le met en lumière.
L’exercice ne plaît pas à tout le monde. “Nous n’avons pas été consultés,” regrettent le manager de Tamoil Suisse Jurg Hornisberger, Philippe Cordonier, porte-parole de l’Union pétrolière suisse et Jean-Pierre Passerat, directeur de SAPPRO. D’où la colère du second: “Comment peut-on proposer de tels scénarios sans même consulter les pétroliers?” Ils sont en effet ici chez eux, comme le montre ce tableau du rapport:
Trois sites pétroliers sur cinq (celui des SIG n’en fait pas partie) appartiennent aux pétroliers (Shell, Esso, Tamoil). Les propriétaires des deux autres sites ont des droits de superficie pour longtemps encore. Seule une réévaluation suffisamment importante des normes de sécurité fédérales pour que les dépôts soient contraints de déménager ou un accord à l’amiable - et des arrangements financiers (qui paierait pour le coûteux déplacement des citernes?) - pourraient permettre à un scénario autre que le 0 de voir le jour.
Le groupe de travail du rapport en convient: la seule idée rapidement réalisable est une “mise en valeur paysagère des abords du site et l’amélioration des conditions de circulation sur la route de Vernier.” L’idée du VBB de graffer les citernes, développée dans les annexes de cette même étude, prend tout son sens.
Dossier: les pétroliers de Vernier
Mots-clés : Vernier, citerne, pétrole

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Réactions des internautes
Vendredi 13 Mai 2011, 17:14
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Et l'aéroport ...
C'est bien joli de dicerter sur le déplacement des citernes mais il faudrait également déplacer l'aéroport puisque celui-ci dépend directement des pétroliers pour le carburant des avions.Plus de citernes,plus d'aéroport, ça ferait pas mal de place pour construire plein d'immeubles de logement, ça laisse rêveur.
Et puis il n'y aurait plus autant de bruit dans la région de Vernier, plus autant de risque de chute d'un avion. Et puis il y aurait des projets d'urbanismes, des vrais, des réalisables, avec des trams et pistes cyclables partout. Et puis il y aurait des locaux vides dans les nouvelles constructions commerciales de la région de Blandonnet et ça pourrait profiter aux associations locales et un projet de quartier serait lancé.
Et puis les organisations internationales quitteraient Genève puisqu'il n'y aurait plus d'aéroport et nous aurions encore plus de place pour construire des logements, des lignes de trams et des pistes cyclables.
Et puis il y aurait peut-être plus de chômeurs parce que l'aéroport et les organisations internationales emploient tout de même pas mal de personnes. Et puis Genève perdrait sa place sur le plan international mais ce n'est pas grave, il y aurait Zürich pour reprendre.
Et puis il n'y aurait pas besoin de construire le CEVA puisqu'on aurait moins de travailleurs.
Et puis, et puis, et puis ...
Notre société hautement technologique, hyper rapide, a coulissé vers le risque zéro. Elle souhaite disposer de tous les bienfaits de la technologie et refuse tous les risques. Ca ne serait pas le beurre, l'argent du beurre et le c... de la crémière par hasard ?
Nous vivons dans un monde complexe et utopique et bien que la zone des pétroliers ne soit pas la plus belle de la Ville de Vernier qui n'est pas commune, nous avons manqué de gestionnaires visionnaires, comme cela devrait être en politique et comme ils se plaisent à nous le répéter, très sûrs d'eux et nous pas du tout sûrs d'eux.
Pourquoi ne pas vivre avec les citernes de Vernier, pourquoi ne pas y chercher et y trouver de nouvelles solutions techniques et dans l'intervalle, pourquoi ne pas faire mieux connaissance avec l'essence et non pas les sens.
Pour conclure, je partage l'avis qu'une concentration des citernes serait de nature à améliorer très nettement le site et permettre une meilleure gestion des risques. Il ne faut pas repousser le risque, il faut apprendre à le gérer mais là encore, l'échelon politique qui souhaite voir partir les pétroliers est le même qui autorise l'implantation du garage Audi et de Ikea, cherchez l'erreur ?
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Jeudi 26 Mai 2011, 18:57
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← Re: Et l'aéroport ...
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Jeudi 26 Mai 2011, 19:05
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← Re: Et l'aéroport ...
Bonjour,En tout cas sur le problème de : "nous avons manqué de gestionnaires visionnaires...", d'après un ingénieur du pétrole rencontré dans le train vers la Méditerranée (Fos, Etang de Berre et autrez lieux), ce problème se retrouverait partout en Europe: nous n'aurions pas prévu l'étalement de nos villes. Juste pour dire.
J'imagine qu'au VBB on continuera à, débattre autour de ce sujet, juste une intuition!
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Lundi 30 Janvier 2012, 15:03
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← Les citernes à l'aéroport
Dans la suite des réflexions, qui est le plus grand consommateur de pétrole ... l'aéroport.Dès lors, pourquoi ne pas prévoir d'installer les citernes sur le territoire aéroportuaire, en les enterrant à la hauteur du milieu de la piste, une zone où le risque de chute d'avion est moins grand. De plus, cette zone n'est pas constructible et elle est sous surveillance permanente, ce me semble donc un bon moyen de la rentabiliser.
Si nous n'étions pas capables de les enterrer lors de leur construction à la fin des années cinquante, c'est que d'une part nous avions suffisamment de place - j'en veux pour preuve que cette zone était complètement isolée tant de Vernier que de Châtelaine -, qu'il fallait être près de l'aéroport et que ls méthodes de génie civil ne permettaient pas encore d'envisager de telles constructions comme nous sommes à même de le faire de nos jours.
Un tel transfert semblerait logique pour plusieurs raisons. Premièrement puisque le plus grand utilisateur est l'aéroport. Deuxièmement et sur le plan pratique, ceci permettrait de transférer progressivement l'arrivée du pipeline vers le nouveau lieu de stockage. Troisièmement sur le plan financier, puisque outre le coûts de réservoirs enterrés qui est certainement élevé, on reste dans la même région en utilisant l'alimentation une partie de l'infrastructure d'alimentation existante.
Demeurerait la livraison par rail pour laquelle il faudrait installer une infrastructure de dépotage aux abords de l'aéroport.
A réfléchir, non ?
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