« Pourquoi est-ce suicidaire ? »
Mercredi 23/03/2011 | Post� par Luca Di Stefano
Le PDC se lance dans la course au Conseil administratif. Dialogue avec Christophe Dulex, l’un des candidats
Sans doute parce que la politique communale n’est pas assez mouvementée, le Parti Démocrate Chrétien a décidé de présenter deux candidats au Conseil administratif. Le parti du centre n’a pas atteint le quorum lors du premier tour, mais se sentant trahi, il réagit en déposant une liste.
Christophe Dulex, vous ne vous étiez pas présenté au Conseil municipal et vous voici candidat pour le Conseil administratif…
Je pensais que la liste PDC était belle, jeune et prête à faire un bon score. Je me suis trompé. Après 12 ans de législatif, j’ambitionne un poste dans l’exécutif et la tournure des événements m’a contraint à me présenter.
Mais votre liste est-elle légitime, sachant que vous n’avez pas atteint le quorum lors de l’élection du 13 mars ?
Oui et non. Il faut remonter à quatre ans en arrière pour comprendre la situation. En 2007, Yves Magnin (ndlr : le second candidat sur la liste PDC) s’était retiré de la course au Conseil administratif afin d’augmenter les chances de Pierre Ronget (Libéral). Mais la manoeuvre a échoué. Après le vote du 13 mars, nous étions prêts à recréer une alliance entre les partis de l’Entente. Or, Monsieur Ronget nous annonçait qu’il s’engageait avec les Socialistes et les Verts.
Vous êtes donc sentis trahis…
Clairement. Notre candidature est réactive et liée aux agissements des candidats de l’Entente. On dit toujours que le PDC ne sait pas où il va, entre la gauche et la droite. Or nous savons exactement où nous allons. Nous voulons que les électeurs du centre puissent se reconnaître. Par conséquent, nous ne pouvons soutenir ni la gauche (avec le Parti Libéral) ni le MCG et l’UDC. Vernier est une commune de 33'000 habitants avec un budget de 90 millions. On ne peut pas cautionner les agissements de ces trois clowns qui sont incapables de se parler et qui étalent leurs conflits dans la presse.
Mais votre candidature n’est-elle pas suicidaire ?
Pourquoi est-ce suicidaire ? Je reconnais que la candidature PDC est surprenante et atypique. Mais c’est la seule solution d’intégrer un élément modérateur dans ce climat polarisé. Ecarter Cerutti serait anti-démocratique – il rassemble 30% des voix de la commune - même si je ne partage pas ses idées politiques.
Comment faire entendre votre voix face à ces deux camps alors ?
Nous allons faire campagne, mais sans nous battre. Dans le climat actuel, peut-être que nous sommes trop gentils, mais les gens connaissent nos compétences.
La polarisation, ça vous effraie ?
Jusqu’ici, la Suisse semblait épargnée. Mais là on risque de se diriger vers des alternances permanentes entre la gauche et la droite…
Et tous le blocages qui s’en suivent…
Exactement. A Vernier, avec deux Conseillers administratifs de gauche et un de droite, c’est la gabegie. Le risque est qu’on réélise ces trois. Et Vernier n’est pas un jouet.
Les Verts vous accusent de faire le jeu du MCG, pourquoi ?
Yvan Rochat (Verts) est le premier à avoir peur de notre candidature. Il sent que son siège est en danger. De l’autre côté, Meissner (UDC) risque également. Quant à Pierre Ronget et François Ambrosio (Radical), ils ne seront pas élus.
Lorsque nous nous sommes rencontrés à Uni-Mail le 13 mars, Yves Magnin disait que c’était la fin politique de votre parti à Vernier…
Eh bien non. Quoi qu’il advienne, nous serons présents aux séances du Municipal et lors des débats.
Christophe Dulex, vous ne vous étiez pas présenté au Conseil municipal et vous voici candidat pour le Conseil administratif…
Je pensais que la liste PDC était belle, jeune et prête à faire un bon score. Je me suis trompé. Après 12 ans de législatif, j’ambitionne un poste dans l’exécutif et la tournure des événements m’a contraint à me présenter.
Mais votre liste est-elle légitime, sachant que vous n’avez pas atteint le quorum lors de l’élection du 13 mars ?
Oui et non. Il faut remonter à quatre ans en arrière pour comprendre la situation. En 2007, Yves Magnin (ndlr : le second candidat sur la liste PDC) s’était retiré de la course au Conseil administratif afin d’augmenter les chances de Pierre Ronget (Libéral). Mais la manoeuvre a échoué. Après le vote du 13 mars, nous étions prêts à recréer une alliance entre les partis de l’Entente. Or, Monsieur Ronget nous annonçait qu’il s’engageait avec les Socialistes et les Verts.
Vous êtes donc sentis trahis…
Clairement. Notre candidature est réactive et liée aux agissements des candidats de l’Entente. On dit toujours que le PDC ne sait pas où il va, entre la gauche et la droite. Or nous savons exactement où nous allons. Nous voulons que les électeurs du centre puissent se reconnaître. Par conséquent, nous ne pouvons soutenir ni la gauche (avec le Parti Libéral) ni le MCG et l’UDC. Vernier est une commune de 33'000 habitants avec un budget de 90 millions. On ne peut pas cautionner les agissements de ces trois clowns qui sont incapables de se parler et qui étalent leurs conflits dans la presse.
Mais votre candidature n’est-elle pas suicidaire ?
Pourquoi est-ce suicidaire ? Je reconnais que la candidature PDC est surprenante et atypique. Mais c’est la seule solution d’intégrer un élément modérateur dans ce climat polarisé. Ecarter Cerutti serait anti-démocratique – il rassemble 30% des voix de la commune - même si je ne partage pas ses idées politiques.
Comment faire entendre votre voix face à ces deux camps alors ?
Nous allons faire campagne, mais sans nous battre. Dans le climat actuel, peut-être que nous sommes trop gentils, mais les gens connaissent nos compétences.
La polarisation, ça vous effraie ?
Jusqu’ici, la Suisse semblait épargnée. Mais là on risque de se diriger vers des alternances permanentes entre la gauche et la droite…
Et tous le blocages qui s’en suivent…
Exactement. A Vernier, avec deux Conseillers administratifs de gauche et un de droite, c’est la gabegie. Le risque est qu’on réélise ces trois. Et Vernier n’est pas un jouet.
Les Verts vous accusent de faire le jeu du MCG, pourquoi ?
Yvan Rochat (Verts) est le premier à avoir peur de notre candidature. Il sent que son siège est en danger. De l’autre côté, Meissner (UDC) risque également. Quant à Pierre Ronget et François Ambrosio (Radical), ils ne seront pas élus.
Lorsque nous nous sommes rencontrés à Uni-Mail le 13 mars, Yves Magnin disait que c’était la fin politique de votre parti à Vernier…
Eh bien non. Quoi qu’il advienne, nous serons présents aux séances du Municipal et lors des débats.
Mots-clés : Mars, Elections, PDC, Dulex
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Par bricoltrain