Mars dans le rétro
Jeudi 31/03/2011 | Post� par Richard Etienne
Quelques éléments qu’on ignore sur Vernier - ou qui m’ont marqué - recueillis au gré des lectures et des rencontres
Vernier comptait 8045 habitants en 1960. 22’230 dix ans plus tard. 33’335 aujourd’hui. Vernier est la deuxième commune du canton, la septième de Suisse romande, la 18e ville suisse derrière Neuchâtel et Coire, mais devant Sion et Uster. Deux fois plus peuplée que Martigny. Heureusement, qu’elle peut compter désormais sur un média indépendant.
Lors des élections municipales du 13 mars, parmi les 45 communes genevoises, Vernier enregistre le taux de participation le plus faible: 32,9%. Les optimistes diront que c’est mieux qu’il y a quatre ans (30,5%). Les pessimistes se souviendront qu’en 2007 déjà, lors des dernières élections municipales, Vernier détenait ce triste record. Une seule question, pourquoi?
Le journaliste Pascal Décaillet, sur son blog: “Vernier a une vie politique passionnante. Et, il faut bien le dire, le trio exécutif le plus croquignol depuis le Concile de Nicée sur la Trinité.” Une semaine plus tard, l’UDC annonce vouloir s’allier au MCG pour la mairie. Une alliance rapidement conclue. Et la Tribune de prédire: “Vernier se prépare à une bataille épique.” Le Matin prévient: “Le saviez-vous? Le trio Apothéloz-Rochat-Cerutti en est déjà venu aux mains en 2009 pour une bête histoire de photocopies à la mairie. L’affaire s’est soldée par une clé de bras et des griffures, devant témoin. ‘La scène a failli se reproduire à l’issue d’une Commission des finances’, affirme une source.” Dans les commentaires de l’article, on rigole.
En Suisse “aujourd’hui, l’initiative est surtout un moyen de propagande utilisé à des fins électoralistes”, écrit le journaliste du Temps Bernard Wuthrich. La récolte de signatures pour l’initiative communale de l’UDC contre les citernes, entamée à six semaines des élections municipales (1er février - 13 mars), n’est qu’un exemple parmi d’autres.
Vernier arrive au premier rang des communes précarisées du canton, notamment avec la plus forte proportion de personnes à l’aide sociale. Ça peut engendrer des tristes histoires: “En conflit avec l’entreprise, il menace de l’incendier”. L’homme est aujourd’hui en détention. Et si l’entreprise en question lui devait bien 70’000 francs, comme il le dit?
Mots-clés : Vernier, rétro, revue de presse
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Par bricoltrain