Le forain hyperlocal
Jeudi 24/03/2011 | Post� par Luca Di Stefano
Malgré sa non élection au Conseil municipal, Laurent Jeanneret ne quitte jamais son quartier
La rencontre a lieu au Café Assia, à l’extrémité du quartier des Libellules. Elle n’aurait jamais pu avoir lieu ailleurs. Tout d’abord parce que ce commerce, le seul hormis une petite épicerie, est devenu le véritable centre de rencontre du quartier. Ensuite parce que Laurent Jeanneret a fait des Libellules son unique combat : « Moi je regarde mon quartier, c’est tout. La politique, c’est mon quartier, ce que font les grands ne m’intéresse pas ».
Durant la campagne, le candidat MCG s’est démené sur les stands du parti. Une présence qui n’a pas eu de répercussion dans les urnes, au niveau individuel. « Non je ne suis pas aigri. Bien sûr que j’étais déçu de ne pas figurer parmi les élus au Conseil municipal, surtout lorsque je vois que dix voix ont fait la différence. Ce qui compte, c’est la progression du MCG ».
Son parti accroît son influence et se prépare désormais à l’élection des Conseillers administratifs. S’il s’engage au sein de la formation d’Eric Stauffer – et Thierry Cerutti au niveau communal – c’est qu’il considère qu’il est le seul parti à « remuer la merde » et à pouvoir régler certains problèmes propres à son quartier. « Ici, tu rentres au numéro 2 et tu peux ressortir au 16. C’est un vrai labyrinthe, la police ne peut rien faire », explique-t-il. « Les socialistes ont mis des médiateurs dans le quartier. On les a jamais vus. Et puis il y a les travailleurs sociaux hors mur. Alors eux, ils viennent de France pour fumer des clopes avec les fouteurs de merde ».
Son parti est-il xénophobe, comme le soutiennent certains ? « Absolument pas. Le MCG défend le citoyen. Mais de voir tous ces frontaliers dans les administrations, c’est énervant ». Une femme assise à la table d’à-côté intervient. « Ce n’est pas du racisme, c’est une triste réalité. Il faut juste que les gens aient le courage de leurs opinions. Genève est devenue la verrue de la Suisse », explique-t-elle.
Forain de profession, Laurent Jeanneret envisage désormais de dynamiser la commune. Premièrement, son association vient de voir le jour. Les petits bricoleurs mettront à disposition des habitants du quartier un atelier afin de fabriquer, réparer ou donner une deuxième vie aux objets. Puis il recevra prochainement un toboggan gonflable. Lors de notre reportage sur la campagne du MCG, il disait : « Y a même pas un toboggan dans le quartier ». Désormais il y en aura un. En réalité, Laurent Jeanneret compte implanter ses attractions dans la commune, à un prix réduit pour les familles, explique-t-il.
Son nouveau projet associatif - et même professionnel - pourrait lui faire changer de style de vie. Autrefois sur la route à proposer ses attractions dans les Luna Park du pays, Laurent Jeanneret désire à l’avenir « donner une autre image des cités » et exercer son métier dans la commune, avec châteaux gonflables et attractions. Natif du Locle, père de cinq enfants, il exerce ce métier qui s’est transmis de père en fils. Il se souvient alors avec fierté du mur de la mort dans lequel il tournait sur sa moto en défiant les lois de la gravité.
Durant la campagne, le candidat MCG s’est démené sur les stands du parti. Une présence qui n’a pas eu de répercussion dans les urnes, au niveau individuel. « Non je ne suis pas aigri. Bien sûr que j’étais déçu de ne pas figurer parmi les élus au Conseil municipal, surtout lorsque je vois que dix voix ont fait la différence. Ce qui compte, c’est la progression du MCG ».
Son parti accroît son influence et se prépare désormais à l’élection des Conseillers administratifs. S’il s’engage au sein de la formation d’Eric Stauffer – et Thierry Cerutti au niveau communal – c’est qu’il considère qu’il est le seul parti à « remuer la merde » et à pouvoir régler certains problèmes propres à son quartier. « Ici, tu rentres au numéro 2 et tu peux ressortir au 16. C’est un vrai labyrinthe, la police ne peut rien faire », explique-t-il. « Les socialistes ont mis des médiateurs dans le quartier. On les a jamais vus. Et puis il y a les travailleurs sociaux hors mur. Alors eux, ils viennent de France pour fumer des clopes avec les fouteurs de merde ».
Son parti est-il xénophobe, comme le soutiennent certains ? « Absolument pas. Le MCG défend le citoyen. Mais de voir tous ces frontaliers dans les administrations, c’est énervant ». Une femme assise à la table d’à-côté intervient. « Ce n’est pas du racisme, c’est une triste réalité. Il faut juste que les gens aient le courage de leurs opinions. Genève est devenue la verrue de la Suisse », explique-t-elle.
Forain de profession, Laurent Jeanneret envisage désormais de dynamiser la commune. Premièrement, son association vient de voir le jour. Les petits bricoleurs mettront à disposition des habitants du quartier un atelier afin de fabriquer, réparer ou donner une deuxième vie aux objets. Puis il recevra prochainement un toboggan gonflable. Lors de notre reportage sur la campagne du MCG, il disait : « Y a même pas un toboggan dans le quartier ». Désormais il y en aura un. En réalité, Laurent Jeanneret compte implanter ses attractions dans la commune, à un prix réduit pour les familles, explique-t-il.
Son nouveau projet associatif - et même professionnel - pourrait lui faire changer de style de vie. Autrefois sur la route à proposer ses attractions dans les Luna Park du pays, Laurent Jeanneret désire à l’avenir « donner une autre image des cités » et exercer son métier dans la commune, avec châteaux gonflables et attractions. Natif du Locle, père de cinq enfants, il exerce ce métier qui s’est transmis de père en fils. Il se souvient alors avec fierté du mur de la mort dans lequel il tournait sur sa moto en défiant les lois de la gravité.
« Nous avons toujours été forains dans la famille », révèle l’intéressé, « mais c’est une vie difficile et je veux désormais rester dans ma commune ». Etre sur le terrain, ici au Libellules, est la seule chose qui le motive désormais. C’est une question de préférence communale.
Mots-clés : Mars, Jeanneret, Libellules, MCG, elections

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Par bricoltrain