La francophonie en mouvement aux Avanchets
Lundi 25/10/2010 | Post� par SD
Reportage de la TSR au local Carqueron
Le XIIIe Sommet de la Francophonie s’est achevé dimanche. Les 3000 militaires, les avions de chasse, les vedettes du lac ont rendu à Montreux sa quiétude. La presse du jour retient le réseautage intensif des membres du gouvernement suisse et la promotion touristique du pays. Faute probablement au manque de contenu solide : « beaucoup de grandes paroles » résume le Tages Anzeiger.
Ce sommet aura pourtant été l’occasion pour quelques jeunes des Avanchets de recevoir la visite de la TSR (voir la vidéo en bas de ce billet).
Une journaliste avait en effet contacté le Vernier Bondy Blog pour en savoir plus sur le "parler jeune", sa place et sa spécificité en Suisse romande. Quelques jours plus tard, elle et son équipe débarquent au local Carqueron, pendant l’atelier rap. Après avoir réalisé de longues séquences en plein air afin de saisir la conversation d’un groupe avec le plus d’authenticité possible –exercice difficile devant caméra avec un nombre de prises réduit- le reportage s’est poursuivi dans le local pendant l’élaboration et la mise en son des chansons.
Djamel Tazamoucht, TSHM à Vernier, riche d’une expérience qui enjambe les frontières –nourrie de l’ambiance des banlieues françaises et de celle des quartiers populaires de Vernier- établit devant les caméras une comparaison entre ces mondes finalement très différents -intervention qui n’apparaît malheureusement pas au montage.
Le reportage s’appuie également sur les travaux portant sur la diversité des langues en Suisse romande de l’universitaire Pascal Singy ; travaux qui se déploient au sein du programme PNR56
Le constat est que ce "parler jeune", à forte connotation identitaire, dépasse les clivages sociaux. « On le retrouve chez les jeunes des milieux aisés » souligne le chercheur. C’est donc plutôt à une tendance générationnelle que l’on a affaire.
En Suisse, l’intérêt de la problématique est renforcé de par l’influence indéniable des banlieues françaises. Un imaginaire propulsé par la culture hip hop et les nouvelles technologies.
Sur cette influence, les jeunes que nous avons rencontré sont lucides : « évidemment, nous écoutons pas mal de rap français, mais on rigole si on voit des jeunes d’ici jouer aux grosses racailles. Ils sont ridicules » lance l’un d’eux. Les quartiers verniolans sont en effet assez calmes. Trop calmes pour ceux qui vivraient dans l’imaginaire d’un ghetto de tous les dangers ?
Pour les jeunes des Avanchets, pas de souci. Ils savent adapter leur langage aux situations. La fracture linguistique ne guette pas. Reste un travail sur la langue, dynamique, renouvelé. Une appropriation qu’ils effectuent avec un plaisir non dissimulé et une créativité réjouissante.
Les déambulations de Richard Etienne
Voir aussi nos photos du passage de la TSR sur la page Facebook
du Vernier Bondy Blog.
SD -
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Par bricoltrain