« A Vernier, on est servi ! »
Vendredi 04/03/2011 | Post� par Luca Di Stefano
Regards de journalistes sur la politique communale
Ici on ne fait rien comme ailleurs. C’est le constat partagé par plusieurs journalistes qui ont traité l’actualité politique à Vernier. Souvent empreintes de consensus, de dialogue et d’une faible idéologisation, les politiques communales se bornent généralement à une gestion des affaires courantes. Pas à Vernier.
« Pour nous, c’est la fête », s’exclame Arthur Grosjean, rédacteur en chef adjoint de la Tribune de Genève. Le 15 février dernier, il révélait dans les colonnes de la Julie la bombe politique prête à exploser à Vernier, à savoir une alliance insolite entre la gauche et les libéraux en vue de déloger le Conseiller administratif MCG Thierry Cerutti. « Les membres de l’exécutif sont comme chiens et chats. Ce n’est pas de la haine, mais presque. Thierry Cerutti est seul contre tous, politiquement incorrect, mais il réussit à capter le mécontentement de la population ». Pour sa collègue Christiane Pasteur, qui a récemment animé un débat sur ces alliances improbables, cette commune est hors normes. « Ces coalitions, on ne peut les voir qu’à Vernier et nulle part ailleurs », explique-t-elle.
Quant au caustique Pascal Décaillet, il commente les alliances verniolanes sur son blog: "Vernier a une vie politique passionnante. Et, il faut bien le dire, le trio exécutif le plus croquignol depuis le Concile de Nicée sur la Trinité." Il annonce par ailleurs un front de la droite unie - UDC, MCG, radicaux et PDC, mais sans les libéraux - en vue du tour exécutif du 17 avril.
Une différence géographique
Deuxième commune du Canton en terme de population, la particularité de Vernier est également géographique. Un élément qui a beaucoup intéressé les journalistes de passage. Arthur Grosjean parle alors de centre éclaté. « Il y a Vernier-village, Le Lignon, les Avanchets, Châtelaine… C’est une commune qui n’a pas de véritable centre et cela est rare ».
Pour Sandra Moro du journal Le Temps, la diversité géographique est marquante : « entre les citernes, les zones de villas ou Le Lignon, la commune est très disparate. En ce sens, elle est unique ». Pour cette journaliste qui a réalisé une enquête sur Vernier en tant que laboratoire genevois du populisme, c’est avant tout sa situation sociale qui la rend captivante. « En termes de chômage et de précarité, Vernier est un cas extrême dans le Canton et cela se ressent sur sa vie politique mouvementée ».
Des histoires à raconter
Au-delà des événements bruts, le journalisme est également une manière de raconter des histoires, de puiser dans le quotidien des gens et des événements. En ce sens, Richard Etienne, jeune journaliste indépendant, a fait de Vernier son terrain privilégié. A tel point qu’il n’hésite pas à traverser la ville pour participer au blog que vous avez devant les yeux. « Vernier, c’est du pain béni pour un journaliste. Y a tellement de trucs à raconter », s’enthousiasme le jeune reporter. Après avoir suivi la saga des citernes avec minutie, il insiste sur la nécessité de porter un regard externe et indépendant sur l’actualité communale. « Aussi bien dans la question des pétroliers qu’à l’approche des élections municipales, on entend tout et n’importe quoi dans la Commune. Un média indépendant a donc toute sa place ici pour jouer son rôle de contre-pouvoir».
« Pour nous, c’est la fête », s’exclame Arthur Grosjean, rédacteur en chef adjoint de la Tribune de Genève. Le 15 février dernier, il révélait dans les colonnes de la Julie la bombe politique prête à exploser à Vernier, à savoir une alliance insolite entre la gauche et les libéraux en vue de déloger le Conseiller administratif MCG Thierry Cerutti. « Les membres de l’exécutif sont comme chiens et chats. Ce n’est pas de la haine, mais presque. Thierry Cerutti est seul contre tous, politiquement incorrect, mais il réussit à capter le mécontentement de la population ». Pour sa collègue Christiane Pasteur, qui a récemment animé un débat sur ces alliances improbables, cette commune est hors normes. « Ces coalitions, on ne peut les voir qu’à Vernier et nulle part ailleurs », explique-t-elle.
Quant au caustique Pascal Décaillet, il commente les alliances verniolanes sur son blog: "Vernier a une vie politique passionnante. Et, il faut bien le dire, le trio exécutif le plus croquignol depuis le Concile de Nicée sur la Trinité." Il annonce par ailleurs un front de la droite unie - UDC, MCG, radicaux et PDC, mais sans les libéraux - en vue du tour exécutif du 17 avril.
Une différence géographique
Deuxième commune du Canton en terme de population, la particularité de Vernier est également géographique. Un élément qui a beaucoup intéressé les journalistes de passage. Arthur Grosjean parle alors de centre éclaté. « Il y a Vernier-village, Le Lignon, les Avanchets, Châtelaine… C’est une commune qui n’a pas de véritable centre et cela est rare ».
Pour Sandra Moro du journal Le Temps, la diversité géographique est marquante : « entre les citernes, les zones de villas ou Le Lignon, la commune est très disparate. En ce sens, elle est unique ». Pour cette journaliste qui a réalisé une enquête sur Vernier en tant que laboratoire genevois du populisme, c’est avant tout sa situation sociale qui la rend captivante. « En termes de chômage et de précarité, Vernier est un cas extrême dans le Canton et cela se ressent sur sa vie politique mouvementée ».
Des histoires à raconter
Au-delà des événements bruts, le journalisme est également une manière de raconter des histoires, de puiser dans le quotidien des gens et des événements. En ce sens, Richard Etienne, jeune journaliste indépendant, a fait de Vernier son terrain privilégié. A tel point qu’il n’hésite pas à traverser la ville pour participer au blog que vous avez devant les yeux. « Vernier, c’est du pain béni pour un journaliste. Y a tellement de trucs à raconter », s’enthousiasme le jeune reporter. Après avoir suivi la saga des citernes avec minutie, il insiste sur la nécessité de porter un regard externe et indépendant sur l’actualité communale. « Aussi bien dans la question des pétroliers qu’à l’approche des élections municipales, on entend tout et n’importe quoi dans la Commune. Un média indépendant a donc toute sa place ici pour jouer son rôle de contre-pouvoir».
Mots-clés : Mars, Vernier, Journalistes, Médias
Commenter l'article


Par bricoltrain